Titre L'effet de serre à l'échelle de la planète

L'effet de serre n'est pas dû aux polluants atmosphériques, même si certains y contribuent, mais aux gaz à effet de serre (GES). Toutefois, même s'ils n'agissent pas à la même échelle, ces deux phénomènes sont étroitement liés et s'additionnent.

Contrairement aux polluants atmosphériques, les gaz à effet de serre (GES) n'ont pas d'effet local sur la santé mais sur le climat à l'échelle de toute la planète. En effet, ils « captent » une partie du rayonnement renvoyé par la Terre vers l'espace. La chaleur s'accumule alors dans les basses couches de l'atmosphère. Ce phénomène naturel permet à la Terre d'avoir une température moyenne de 15°C, au lieu de -18°C. Mais le rejet massif par les activités humaines de gaz à effet de serre accentue ce réchauffement : +1,1 à +6,4°C d'ici la fin du siècle selon le GIEC. Il met alors en péril l'équilibre de la planète avec pour conséquences la fonte des glaces et l'élévation du niveau des mers, mais aussi des répercussions climatiques variables géographiquement : précipitations accrues, sécheresses aggravées, phénomènes extrêmes plus fréquents…

Fonctionnement du réchauffement climatique

Issu de l'utilisation des combustibles fossiles, le dioxyde de carbone (CO2) est un des principaux représentants des gaz à effet de serre. Mais il n'est pas le seul (méthane, protoxyde d'azote…). Certains polluants de l'air comme l'ozone et les particules agissent également sur le changement climatique : l'ozone a tendance à réchauffer l'atmosphère, les aérosols à la refroidir.

Pollution atmosphérique et changement climatique

A priori différentes par leurs effets, les problématiques liées à la pollution atmosphérique et au changement climatique sont pourtant étroitement liées.

Pollution de l'air et réchauffement du climat ne se substituent pas l'un à l'autre mais s'additionnent. Leurs origines et leurs effets sont imbriqués :

  • Tous deux ont pour origines des sources naturelles mais surtout les activités humaines en forte augmentation au niveau planétaire (transports, habitat, chauffage, industrie, agriculture).
  • Certains polluants de l'air, comme l'ozone et les particules, agissent aussi sur le changement climatique : l'ozone a tendance à réchauffer l'atmosphère tandis que les aérosols tendent à la refroidir. A l'inverse, les changements climatiques ont un impact sur la pollution de l'air puisqu'ils pourraient induire des canicules plus fréquentes, comme celle de 2003, et auront donc un impact sur les niveaux d'ozone. A titre d'exemple, cette vague de chaleur avait causé près de 15 000 morts dans toute la France. Elle avait également conduit à des épisodes de pollution à l'ozone à répétition responsables de près de 400 morts anticipés pour 9 grandes villes française (InVS).

Ces enjeux justifient la mobilisation mondiale initiée lors du protocole de Kyoto en 1998, poursuivie à Copenhague puis à Cancun en 2009 et 2010. Mais pour lutter à la fois contre la dégradation de la qualité de l'air et contre le réchauffement climatique, il est nécessaire d'agir simultanément sur les deux fronts et de mettre en place des politiques intégrées.