Titre La qualité de l’air à l’intérieur des gares du réseau Transilien

Sommaire

Deux ans de mesure

Quelle est la qualité de l’air respirée sur les quais d’une gare en Île-de-France ? Les enceintes ferroviaires souterraines constituent des espaces fermés, souvent très fréquentés, où le Plan National Qualité de l’Air Intérieur prévoit que des actions soient mises en place pour y améliorer la qualité de l'air intérieur.

Dans le cadre d’un partenariat avec SNCF, une importante campagne de mesure est lancée à partir de septembre 2016, pour deux ans, sur 25 gares du réseau Transilien avec Airparif et l’Agence d’Essai Ferroviaire (AEF).

La qualité de l’air varie en effet d’une gare à l’autre : selon leur fréquentation leur profondeur et ventilation, en fonction du matériel roulant et des fréquences de circulation, en fonction de l’ancienneté de la gare (certaines étant très récentes alors que d’autres ont été construites il y a plus d'un siècle et remaniées dans les années 60 et 70) et avec des gares qui ne sont pas toutes uniquement souterraines. Compte tenu de la taille du réseau francilien et de sa complexité, deux modes opératoires sont utilisés :

  • Deux gares servent de référence et font l’objet de mesures continues pendant deux ans, avec une station fixe :
- L’une à Saint-Michel-Notre-Dame, sur le quai du RER C, instrumentée par Airparif
- L’autre à Magenta, sur le quai du RER E, équipée par AEF

Elles ont été choisies selon leur ancienneté, leur typologie, leur trafic, leur fréquentation et le niveau d'empoussièrement.


  • En complément, des campagnes de mesures allant de deux à trois semaines sont successivement menées dans 16 gares pour Airparif et 7 gares pour AEF. Ces stations sont soit souterraines, soit mixtes, c'est-à-dire à la fois aériennes et souterraines.


Les données sont mises à disposition du public par Airparif pour les campagnes et la station instrumentée par l’Association, et par AEF pour la partie concernant l’Agence. Un accès commun se fait également via la plateforme web de SNCF Transilien.

Données en direct de Saint-Michel-Notre-Dame

Ci-dessous, les données automatiques de la station située sur le quai de la gare Saint-Michel-Notre-Dame (RER C) sont présentées.

En raison des travaux estivaux sur la ligne, les mesures à la station sont interrompues du 13 juillet au 27 août


Oxydes d’azote (NO + NO2) et particules (PM10 et PM2,5) relevés pendant les 3 derniers jours :

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De nuit, les périodes de fermeture des gares au public apparaissent en grisé sur les graphiques. Durant cette période, des niveaux élevés peuvent ponctuellement être mesurés sur les quais. Ils sont généralement liés à des travaux sur les voies.

Notice :
- Les données n’apparaissent pas sur le graphique pendant les opérations de maintenance de la station et de vérification des appareils.
- Les données de moins de 5 jours font l’objet d’une validation.

Résultats des campagnes de mesure

Le rapport des différentes campagnes de mesure est mis en ligne au fur et à mesure de leur réalisation, de l’analyse et de l’interprétation des résultats :

Interprétation des résultats et comparaisons

Metro et RER souterrain

En règle générale, les études menées dans les enceintes du métro ou du RER montrent que les niveaux d'empoussièrement sont liés aux particules produites par la circulation des rames dans un espace fermé. Cette situation est d’autant plus marquée que la station est souterraine et très fréquentée.
En revanche, des polluants comme le dioxyde d’azote ou le benzène sont en plus faible quantité qu’à l’extérieur, voire quasiment absents comme l’ozone. D’autres comme les particules peuvent atteindre des niveaux beaucoup plus élevés dus à la circulation des rames.

Plus de résultats « En métro »

En voiture

La voiture n'est pas un cocon, un bouclier anti-pollution. Au contraire, les prises d'air sont proches des pots d'échappement et les polluants variés. Situé au cœur de la circulation, l'automobiliste est ainsi la première victime de la pollution liée au trafic routier.
Là aussi, les niveaux sont d’autant plus importants que l’espace est confiné, surtout si le trafic est important. D’autant qu’aux concentrations de particules s’ajoutent celles de dioxyde d’azote (NO2). Dans un tunnel, les mesures faites en voiture par Airparif montrent une augmentation progressive entre l’entrée et la sortie du tunnel, où les niveaux de dioxyde d’azote peuvent être plus de 10 fois plus importants.

Concentrations en dioxyde d’azote obtenues dans le tunnel de l’A4 – le 5 avril 2007

Plus de résultats « En voiture »


Dans les transports

Finalement l'exposition à la pollution selon les modes de transports varie selon le polluant considéré.

Classement indicatif de l’exposition à la pollution selon les modes de transports
(source : bibliographie et mesures d’Airparif)