Titre Quelle pollution tout au long de la journée ?

La pollution au quotidien

Chez soi, dans les transports, au bureau, dans la rue... Pour mieux décrire la pollution à laquelle chacun est exposé au quotidien, Airparif a mené plusieurs études clés depuis 2007. Pour en savoir plus, suivons Prospair, habitant d'Île-de-France, tout au long d'une journée comme les autres. Ou presque.

Un nouveau jour se lève. Prospair ouvre la fenêtre de sa chambre pour respirer l'air frais du matin

La qualité de l'air extérieur est maintenant bien connue. Mais de nombreuses questions se posent encore par rapport à la qualité de l'air intérieur. Très variable d'un bâtiment à l'autre, d'une pièce à l'autre, d'une activité à l'autre...
C'est pourtant là qu'on passe la majeure partie de son temps.

Prospair démarre sa voiture. Il s'agit d'emmener ses enfants à l'école avant d'aller au travail

Les enfants sont plus exposés à la pollution dans leur siège auto que dans leur poussette... En effet, la voiture n'est pas un cocon, un bouclier anti pollution. Au contraire, les prises d'air sont proches des pots d'échappement. Situé au cœur de la circulation, l'automobiliste est ainsi la première victime de la pollution liée au trafic routier.

Prospair laisse ses enfants à l'école

Une étude pilote a été lancée en 2009 sur la qualité de l'air dans les écoles et crèches françaises par le ministère de l'Environnement. Airparif est associée pour des mesures en Île-de-France.

Prospair reprend sa voiture pour se rendre à son travail

Deux millions de Franciliens utilisent quotidiennement leur voiture pendant les heures de pointe pour se rendre à leur travail. Airparif a mené avec l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) une étude spécifique sur la qualité de l'air qu'ils respirent pendant leurs trajets.

Prospair laisse sa voiture au parking avant de gagner son bureau

Entre circulation routière et confinement, la qualité de l'air est dégradée dans les parkings souterrains.

Le bureau de Prospair est situé dans un immeuble au-dessus d'une station essence. Cela a-t-il un impact sur la qualité de l'air qu'il respire ?

Les stations service sont émettrices de composés organiques volatils (COV), notamment lors du remplissage des cuves de stockage et du passage des véhicules venant faire le plein. L'impact sur la qualité de l'air des bâtiments situés au-dessus dépend de la configuration de la rue.

A midi, Prospair décide de prendre un « bol d'air ». Il traverse quelques rues pour rejoindre le parc le plus proche

On appelle « niveaux de fond » les teneurs de pollution loin des sources, représentatives d'un quartier. Les « niveaux trafic » sont ceux qu'on mesure en bordure de route. Globalement, la pollution qu'on respire quotidiennement varie entre les deux.

Prospair n'a pas vu passer l'heure... Pour regagner son bureau dans les temps, il enfourche un vélo

Le cycliste est exposé à des niveaux intermédiaires entre l'automobiliste et le piéton. En effet, en fonction des aménagements empruntés (piste cyclable, voie de bus, marquage au sol), il peut s'éloigner plus ou moins du flux de circulation. Une piste cyclable distante de quelques mètres de l'axe permet ainsi de réduire l'exposition à la pollution automobile jusqu'à un facteur deux.

Après-midi bien rempli. Prospair quitte son bureau. Il descend au parking mais sa voiture ne redémarre pas. Comment rentrer chez lui ? Il se rend finalement à la station rer la plus proche

Dans les enceintes du métro ou du RER, la qualité de l'air est mitigée. Certains polluants ­extérieurs comme le dioxyde d'azote sont en plus faible quantité qu'à l'extérieur, ou quasiment absents comme l'ozone. D'autres comme les particules peuvent atteindre des niveaux beaucoup plus élevés dus à la circulation des rames.