Titre La qualité de l'air en voiture

Airparif cherche à mieux décrire la qualité de l'air respiré par chacun au cours de ses activités, et notamment dans les transports. C'est dans l'habitacle de la voiture que les niveaux de dioxyde d'azote sont les plus élevés.

Les principaux facteurs d'influence sur la qualité de l'air dans la voiture sont le véhicule suivi, l'état du trafic, les environnements traversés (attention aux tunnels qui piègent la pollution), et le type d'axe emprunté (petite rue en banlieue, autoroute, grand boulevard parisien…). L'impact d'une telle pollution sur la santé dépend à la fois des niveaux, de la fréquence du trajet et de sa durée.


Les trajets quotidiens domicile-travail

Or deux millions de Franciliens utilisent tous les jours leur voiture pour se rendre à leur travail. Avec l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), Airparif a donc mené en 2008 une étude spécifique sur la qualité de l'air qu'ils respirent pendant leurs trajets. Un véhicule a été équipé avec des appareils de mesure pour le dioxyde d'azote et les particules. Des mesures complémentaires ont également été réalisée en 2011 afin d'affiner les résultats. Ainsi, près de 300 trajets, représentatifs des trajets domicile-travail régionaux, ont été menés pendant les heures de pointe. L'influence du type de véhicule utilisé ou des conditions d'aération n'a pas été prise en compte dans cette étude.

Méthodologie de l'outil En voiture !

Les résultats du questionnaire qui vous est présenté sont le fruit d'une analyse statistique des niveaux de dioxyde d'azote de ces 300 trajets, à partir des critères suivants :

  • Type de trajet (entre Grande couronne, Petite Couronne et Paris), déterminé grâce à votre point de départ et d'arrivée.
  • Type d'axe, notamment le Boulevard périphérique.
  • Environnement traversé, avec essentiellement le temps passé dans un tunnel.
  • Niveau de pollution ambiante, en fonction de l'heure du trajet.
  • Vitesse moyenne du trajet, qui reflète l'état du trafic.

En fonction de vos réponses au questionnaire, on peut déterminer une estimation moyenne de l'exposition au dioxyde d'azote pour les trajets effectués avec les mêmes caractéristiques que le votre. Cette estimation résulte d'un modèle utilisant des méthodes statistiques d'arbre de régression et de régression multiple.

Trois cas particuliers méritent d’être soulignés. D’une part, les trajets de Paris vers la Grande couronne n’ont pas fait l’objet de mesure, étant donnée leur faible proportion (seulement 1% des trajets domicile-travail effectués en voiture). D’autre part, les trajets choisis de Grande couronne à Grande couronne passent tous par des zones densément urbanisées. Ils ne reflètent donc pas le cas des trajets uniquement en zones rurales, pour lesquels les niveaux de dioxyde d’azote restent relativement faibles si l’automobiliste emprunte les axes routiers secondaires. Enfin, peu de trajets domicile-travail de Grande couronne à Grande couronne passent par le Boulevard périphérique, cette catégorie n’est donc pas renseignée.


  • L'air en voiture : une partie non négligeable de votre exposition

Votre exposition quotidienne à la pollution dépend des concentrations de polluants auxquelles vous êtes soumis dans tous les environnements que vous traversez. Elle dépend aussi du temps passé dans chacun. Pollution extérieure, pollution intérieure, et pollution dans les transports ont un impact sur l'air que vous respirez.

Vos trajets en voiture ne sont qu'une partie de la rubrique pollution dans les transports, mais une partie non négligeable vu les niveaux soutenus.

Le temps et les concentrations de pollution sont les deux paramètres de votre exposition