détail d'une actualité La qualité de l’air, principale préoccupation environnementale des Franciliens

Le jeudi 18 octobre 2018

Selon la dernière enquête réalisée par l’Ifop pour Airparif, la qualité de l’air est la principale préoccupation environnementale des Franciliens (65% du total des citations), devant le changement climatique (63%) et l’alimentation (38%).


La qualité de l’air est la principale préoccupation environnementale des Franciliens, devant le changement climatique et l’alimentation


La qualité de l’air, principale préoccupation environnementale des Franciliens ur les stations fixes du réseau d’Airparif, à Paris et en petite couronne, de septembre à décembre 2016

Le sondage, réalisé en juillet 2018, confirme la grande sensibilité des habitants de la région Île-de-France à l’égard de la qualité de l’air qu’ils respirent. Selon les résultats, 16% d’entre eux estiment que la qualité de l’air est bonne ou très bonne et 84 % d’entre eux estiment qu’elle est mauvaise, dont un quart très mauvaise.

Même si les Franciliens sont sensibles à cette thématique, seuls 19% d’entre eux affirment s’informer régulièrement, tandis que 58% s’informent uniquement lors des pics de pollution.

Ce qui confirme la nécessité de renforcer l’information sur la qualité de l’air, et de mettre en place des outils pédagogiques auprès des jeunes.

Encore des idées bien ancrées : la majorité des Franciliens pense que la qualité de l’air se dégrade et que c’est dans la rue qu’ils sont le plus exposés aux polluants

Cette enquête met en avant des perceptions pas toujours en adéquation avec la réalité.

Sur l’évolution de la qualité de l’air, 11% des Franciliens pensent qu’elle s’est améliorée, 23% qu’elle n’a pas changé et 61% pensent que la qualité de l’air s’est détériorée ces 10 dernières années. La détérioration de la qualité de l’air est plus largement ressentie par les femmes que par les hommes (69% contre 52%).

Et pourtant ! Bien que toujours préoccupante, avec environ 1,3 million de Franciliens toujours exposés à un air qui ne respecte pas la règlementation, notamment dans le centre de l’agglomération, la situation s’est toutefois améliorée en 10 ans pour les polluants règlementés. En 2007, on comptait en effet 4 millions de Franciliens surexposés. Cette amélioration est d’ailleurs constatée en France comme en Europe en général (Voir la Publication de l’EEA).

En ce qui concerne les espaces dans lesquels les Franciliens se sentent le plus exposés à la pollution, la rue demeure, de loin, le principal lieu cité, avec 77% du total des citations.
Or, c’est bien dans sa voiture, au coeur du trafic, que l’exposition aux polluants est la plus importante. Par exemple, les niveaux de polluants auxquels sont exposés les cyclistes sont près d’un tiers moins élevés que dans l’habitacle d’un véhicule.

La qualité de l’air, principale préoccupation environnementale des Franciliens

 

Le chauffage au bois reconnu comme facteur de pollution

On observe une prise de conscience accrue que le chauffage au bois en cheminée à foyer ouvert contribue à la pollution puisque que 63% des Franciliens le considèrent comme un facteur de la dégradation de la situation atmosphérique, contre 48% seulement en 2014.

Les Franciliens favorables à la mise en place de mesures d’urgence

En cas d’épisodes de pollution, 79% des Franciliens sont favorables à la mise en place de mesures de restriction de la circulation pour certains véhicules. Parmi ces 79%, 71% se déplacent en véhicule motorisé (voiture ou moto).


Une enquête de perception régulière
Tous les 5 ans, Airparif réalise une enquête afin d’évaluer la perception des Franciliens sur les questions de la pollution de l’air. Ces sondages permettent ainsi d’évaluer à la fois son action ainsi que les attentes des citoyens sur cette thématique. Quatre enquêtes ont déjà été réalisées (2003, 2008, 2014 et 2018). Pour cette dernière, réalisée en juillet 2018, un échantillon de 1 009 personnes représentatif de la population francilienne âgée de 15 ans et plus, a été interrogé, sur la base de la méthode des quotas. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 29 juin au 3 juillet.


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